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Now I lay me down to sleep,

I pray the Lord my soul to keep.


If I should die before I wake,

I pray the Lord my soul to take.


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Dimanche 17 mai 2009

LOST

5

 

 

THE

SHADOW

OF THE

STATUE

 

 

 



 

 

 

 

On avait quitté Lost sur une quatrième saison toujours aussi excellente mais avec un final quelque peu limité. La saison 5 était attendue avec d’autant plus d’impatience : la création de J.J. Abrams était-elle en bout de course ? Au vu de la saison 5, la réponse est claire : non,  mille fois non.

Après les flash-back un peu lourds, le flash-keudal sournois, les flash-forward troulcutants et les combinaisons flash-back/forward époustouflantes, Lost inaugure la fusion parfaite de ces délires temporels, en faisant voyager dans le temps les naufragés de l’île. Le paradoxe temporel est évidemment au cœur de la saison. Le phénomène, parfait casse-gueule pour scénariste débutant, semble expédié dès le début (what happened happened… no matter what). Mais le paradoxe revient à la charge pour un final tonitruant.

Même au-delà de ça, ces allers-retours temporels sont grisants. Bien pratiques scénaristiquement, ils permettent aux producteurs de la série de se (nous) faire plaisir de manière complètement jubilatoire. Ces flashes temporels confèrent aussi à Lost un drôle de sentiment de making-of ou de visite dans les coulisses lorsque des événements majeurs de la série sont revisités selon un nouveau point de vue. De ce côté, la réussite de cette saison 5 est totale.

La série étant calibrée pour 6 saisons, mine de rien, on s’achemine sévèrement vers la fin, provoquant événement sur événement, retournant les rôles, les situations et les croyances des personnages (Jack le scientifique qui se met à parler de destinée, Ben le manipulateur qui se fait manipuler de la plus puissante des façons).

Mais là où Lost fait très fort - et alors qu’on n’y croyait  franchement plus -, c’est que certaines des plus grandes énigmes de la série trouvent enfin leur solution. Par exemple, le fameux Jacob existe vraiment... et on le voit carrément.  Mais il n’y a pas que ça. Il y a la Statue. Véritable mythe, probablement considérée comme l’élément le plus dingue de toute la série, la fameuse Statue fait enfin son grand retour. L’objet est de toute beauté. Et l’explication l’est encore plus.

Au milieu de tout ça, les personnages continuent d’évoluer avec force. Sawyer, nouveau n°1, assume le premier rôle avec classe. Projeté 30 ans en arrière, Sawyer refait sa vie avec Juliet (Elizabeth Mitchell, dont on ne dira jamais assez à quel point son jeu est remarquable). Au détour d’une scène magnifique, le couple finit par atteindre une sortie de paradis. Mais bien évidemment, tout ça ne devait pas durer.

Lost n’est pas une série facile, il faut s’impliquer pour s’y retrouver. C’est d’ailleurs l’une des très grandes forces du show, qui a toujours donné beaucoup de matière à creuser. L’histoire est extrêmement complexe, mais tout aussi bien pensée. La fin arrive, les éléments commencent donc enfin à s’emboîter. Et c’est tout simplement formidable.

Grâce à la Statue, la nature de Jacob et de Smokey devient de plus en plus claire. L’éternel débat entre Dieu et la Science au coeur de la série et symbolisé par le perpétuel affrontement entre Jack et Locke laisse enfin clairement entrevoir le vainqueur. Et ce vainqueur aura les formes d’une statue géante à tête de crocodile : le Dieu Sobek himself.

Finalement, Lost peut aisément tendre la main pour s’emparer du trophée de la meilleure série de tous les temps... en balayant toute la  concurrence d’un revers de main de statue géante.

 

 

 


 

QUAND

LA FOI

L’EMPORTE SUR

LA SCIENCE


 

 

 

 

 

 

 

Par Corentin - Publié dans : Cinéma
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